2009 Infiniti FX
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2008-04-24 05:46:04
This article is only available in french. Avouons-le, l’acheteur d’un tel véhicule n’en fait pas l’acquisition pour ses qualités dynamiques, pour le confort ou le luxe qu’il procure. Il y a de ça, certes, mais c’est avant tout une question de style. On souhaite faire tourner les têtes et se faire voir au volant d’une bête qui contribue à rehausser son image propre. À preuve, l’individu qui uvre dans l’ombre ne roule pas dans ce genre de véhicule. À moins, bien sûr, qu’il choisisse de sortir de l’ombre! Et à ce moment, le FX est sans doute l’une des meilleures façons de le faire Chez Infiniti, on évoque le guépard pour décrire le FX. Ce félin rapide, agile et musclé représenterait en tous points l’essence même de ce que souhaite afficher le FX comme image. Bien sûr, cet utilitaire ne franchit pas le 0-100 km/h en 3,5 secondes et ne dévore pas une gazelle et claquant des doigts, mais il faut avouer que les têtes dirigeantes de la marque ont su trouver la façon de bien décrire leur dernier-né.
Agressivement évolutif
Lors de son arrivée en 2003, le FX a constitué une révélation en matière de design. De tous les utilitaires sport présents sur le marché, aucun ne pouvait prétendre afficher un style aussi audacieux. Son allure barbare et musclée additionnée aux nombreux éléments qui laissaient deviner un niveau de luxe et de performance élevés ont fait craquer plusieurs acheteurs qui ne se sont nullement souciés du côté pratique, plus ou moins existant du véhicule.
En remaniant le FX, les stylistes ont donc choisi de poursuivre dans la même lignée, en y allant d’une refonte évolutive. Évidemment, on a esthétiquement quand même pris soin d’amener le véhicule à un autre niveau, en lui donnant une allure encore plus tapageuse. Les ailes avant proéminentes, les jantes de 21 pouces (!), la calandre et les phares antipathiques et les sorties d’air latérales ne sont que quelques-uns des éléments qui contribuent à renforcer son image. En fait, le premier coup d’il au nouveau FX se décrirait presque comme un coup de poing en plein visage. Ce n’est pas tendre, ni aseptisé. C’est arrogant, méchant, voire impoli. Et surtout, c’est extrêmement réussi. J’irais même jusqu’à dire que ce véhicule pourrait sans aucun doute voler la vedette à Flash McQueen dans le prochain dessin animé Les Bagnoles (si prochain il y a!).
Une formule, la bonne!
De plus en plus, les constructeurs développent des éléments pour les utiliser à toutes les sauces. Le moteur VQ35 de Nissan/Infiniti en
est un bon exemple, tout comme le tableau de bord d’Infiniti, qui se retrouve en partie dans l’ensemble des modèles de la marque. En effet, que vous optiez pour un modèle G, M, EX ou FX, vous aurez droit à la même console centrale et au même bloc d’instruments. Et c’est très bien ainsi, car ces éléments sont aussi ergonomiquement efficaces qu’élégants.
Le FX propose cependant un environnement plus chaleureux qu’avant, grâce à un assemblage plus rigoureux, à des matériaux plus riches, à de plus jolis agencements de teintes et à un espace habitable rehaussé. Les sièges plus confortables, autant à l’avant qu’à l’arrière, améliorent aussi le cote de cet habitacle. Il faut tout de même savoir que l’habitabilité n’est pas une force chez ce véhicule, qui propose une soute à bagages dont le volume est inférieur à celui de tous ses rivaux.
Parlons gadgets
Selon la version choisie, le FX peut offrir un niveau de luxe qui surpasse l’imagination. Sans vous en énumérer la liste, on vous propose par exemple une caméra de stationnement de 360 degrés, un système de climatisation avancé avec filtration de l’air automatisé, un régulateur de vitesse intelligent évolué, un détecteur de changement de voie avec correcteur automatique de trajectoire et un système d’assistance au freinage d’urgence intelligent. Ajoutez à cela un système breveté contre les égratignures sur la peinture, un système audio Bose avec disque dur de 9,3 GB, un système de reconnaissance vocale et la fameux XM NavTraffic.
Maintenant, la question est de savoir si tous ces gadgets sont nécessaires pour attirer l’acheteur. Car celui qui s’intéresse au FX ne souhaite pas nécessairement bénéficier d’une surenchère de caractéristiques qui pourraient plus tard s’avérer coûteuses à réparer. Toutefois, en positionnant le FX à côté d’un Porsche Cayenne avec lequel tout est optionnel, Infiniti se place dans une très belle position pour séduire son acheteur.
Les restants de l’entrepôt!
On a dévoilé en primeur mondiale le FX au dernier Salon de Genève. À ce moment, les deux versions en montre étaient le FX37 et le FX50. Nous avons été surpris d’apprendre lors de l’événement que le FX35 (3,5 litres au lieu de 3,7 litres) nous serait offert. Chez Infiniti, on mentionne que le FX37 sera lancé plus tard dans l’année sur le marché européen (et peut-être en Amérique du Nord, par la suite!) et que nous recevrons le FX35 plusieurs mois avant. On en déduit donc que les ingénieurs ont eu l’ordre de liquider en Amérique du Nord les moteurs VQ35 restants dans l’entrepôt de pièces, pour ensuite introduire le nouveau 3,7 litres de 330 chevaux, partout à travers le monde. Ne soyez donc pas surpris, acheteurs de FX35 2009, si le modèle 2010 se voit greffer un moteur plus puissant, en se voyant du même coup renommé.
Maintenant, il faut tout de même savoir que le V6 de 3,5 litres fait quand même du très bon boulot. Il n’a pas le muscle du nouveau V8 de 5 litres (390 chevaux) mais sait se montrer à la hauteur en toute situation. Et ne vous en faites pas, il émet toujours une sonorité aussi enivrante.
Accroché au bitume comme un chien à son os, le FX est un véritable foudre de guerre. La tenue de route est spectaculaire, le châssis est
extrêmement rigide et la direction démontre une impressionnante précision. En optant pour le FX50 S, cette exceptionnelle maniabilité est repoussée d’un cran par l’apport d’une suspension qui contribue à réduire le roulis (déjà presque inexistant) et par l’ajout de la direction arrière active, faisant pivoter les roues d’un degré pour des changements de voie plus rapides. Et croyez-moi, c’est efficace.
Il faut également mentionner que le FX50 reçoit de série des jantes de 21 pouces, qui contribuent à une tenue de route supérieure. Je vous dirais en revanche que le FX35, qu’il soit doté de roues de 18 ou 20 pouces, démontre une maniabilité toute aussi impressionnante tout en réduisant le degré de résistance dans le volant. Certains préféreront certainement demeurer plus conservateurs à ce niveau (si bien sûr, vous considérez que de rouler sur des pneus de 18 ou 20 pouces, c’est conservateur!).
Sur la route, le confort proposé par le FX est surprenant. Bien sûr, les roues de 21 pouces et la fermeté de la suspension font sentir les imperfections du pavé, mais le châssis rigide et les sièges très confortables permettent d’atteindre un degré de quiétude franchement étonnant. En fait, le seul élément vraiment agaçant au niveau de la conduite concerne la visibilité, qui s’avère mauvaise voire presque nulle par endroit. On a beau bénéficier d’une caméra sur 360 degrés qui nous aide dans la démarche, il faut néanmoins ne pas avoir la fibre trop claustrophobe.
Le blingbling intelligent! Lors de la présentation, Infiniti se vantait de pouvoir offrir un véhicule désormais exempté de la surtaxe gouvernementale pour véhicule pollueur. Le FX50, selon Transport Canada, consommerait donc moins que l’ancien FX45, qui proposait 75 chevaux en moins. Nous n’avons pas été en mesure d’en faire le calcul, mais il est clair qu’il s’agit d’un élément à considérer. Chose certaine, à côté des Cayenne, Q7, Escalade, Navigator et autres véhicules à standing, le FX se démarque par un style personnel, une technologie débordante et une surenchère de caractéristiques. Son principal rival sera en fait le nouveau X6 de BMW, qui fait en ce moment son apparition chez les concessionnaires. Quant au prix, il sera dévoilé ultérieurement, mais on peut estimer une échelle oscillant entre 55 000$ et 75 000$.



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