Written by Karl Perkons

BMW Série 5 2008, perfection à gros prix

Filed Under Essais routiers 
2007-10-24 23:16:23

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Depuis son introduction en 2004, l’actuelle génération de la de Série 5 est de loin la voiture intermédiaire de luxe la plus vendue au pays. Certains se la procurent pour la frime (parce que dans le bottin mondain, c’est bien vu de rouler en béhème!), mais la plupart des acheteurs optent pour une Série 5 parce qu’elle est le summum en matière de luxe, de et de dynamisme. Et à la lumière du plus récent essai effectué avec une berline 535i, ces affirmations sont plus que jamais prouvées.D’abord, il faut savoir que la Série 5 connaît en 2008 une cure de rajeunissement, tant sur le plan esthétique que du côté mécanique. Les changements stylistiques apportés à la calandre, aux feux, aux pare-chocs et à quelques autres éléments sont discrets, ce qui permet aux propriétaires de modèles d’années antérieures de ne pas voir leur voiture vieillir trop rapidement. Puis, pour l’acheteur du modèle 2008, ces distinctions sont également très appréciées. Vous aurez néanmoins compris que ces modifications ne permettent pas à celui ou celle qui n’appréciait pas le style Bangle (le controversé styliste de ) de finalement se réjouir. Mais en ce qui me concerne, j’adore! C’est élégant, gracieux, sportif et, surtout, différent.

La Série 5, en excluant l’exotique M5, est proposée en six versions. De celles-là, une seule est offerte en configuration familiale, appelée Touring. Et personnellement, c’est ma version favorite. Bon, vous me considérerez peut-être parmi les marginaux (puisque cette version ne se vend qu’au compte-gouttes), mais cette version équipée de série de la traction intégrale me rejoint personnellement plus qu’un utilitaire X5, qui lui fait concurrence dans la même salle d’exposition. C’est plus discret, plus agréable à conduire et aussi, beaucoup moins énergivore…

Finition 101

C’est connu, les Japonais peaufinent ce que les constructeurs européens et américains mettent en premier à exécution. Dans le monde du luxe nippon, c’est Lexus qui a réussi plus que quiconque à gagner ses lettres de noblesse, en se taillant rapidement une enviable réputation de qualité, de fiabilité et de souci de finition. Or, s’il est vrai que la division de luxe de sait offrir un produit de qualité et d’une grande fiabilité, personne ne saura actuellement me convaincre que leur qualité d’assemblage et de finition égale celle des produits . Comparez une Lexus GS à une de Série 5, et vous comprendrez. Qu’il s’agisse de la qualité de la peinture, du jeu entre les divers panneaux de carrosserie ou encore de la qualité des matériaux utilisés à bord, la est toujours favorisée. Et ne serait-ce que pour cette impression de solidité ressentie en refermant une portière (qui est loin d’être aussi rassurante sur les produits japonais), on peut lui accorder à ce chapitre une nette longueur d’avance (ainsi qu’à d’autres marques allemandes de renom). Comprenons-nous bien, je ne dénigre pas la qualité des produits nippons, mais si la facture d’une est plus élevée que celle d’une Lexus ou d’une Infiniti comparable, c’est en grande partie pour ces raisons.

Après cet énoncé, je n’ai donc pas besoin de vous vanter les mérites des cuirs, des boiseries et des riches moquettes de la Série 5. Ce que je me permets de vous dire cependant, c’est que les stylistes de savent concocter des habitacles tout simplement divins. Les quelque 1 775 kilomètres passés derrière le volant de notre 535i en une semaine nous ont permis de découvrir tous les aspects exceptionnels de cet environnement duquel on ne souhaite tout simplement plus sortir.

Pour le conducteur, la Série 5 propose d’abord un volant télescopique à réglage électrique et un baquet aux réglages presque infinis, qui permettent de bénéficier d’une position de conduite optimale ainsi que de tout le confort et le soutien nécessaires. Dans la version mise à l’essai, dotée de plusieurs options, les sièges avant allaient même jusqu’à se refermer automatiquement sur les occupants, de façon à épouser plus efficacement leur forme corporelle. Il faut initialement programmer la position désirée du siège et des supports latéraux et lombaires, mais une fois ce réglage effectué, le tout s’active et se désactive automatiquement lors de la mise en marche et de l’arrêt de la voiture.

Toujours pour le conducteur, propose un poste de conduite facile à consulter (j’exclus ici le système i-Drive, mais nous y reviendrons!), muni d’une instrumentation claire et même d’un afficheur numérique qui retransmet dans le pare-brise certaines informations comme la vitesse, la perte de traction ou encore la direction à prendre, si une requête est effectuée auprès du système de navigation. Vous vous demandez où vous avez déjà aperçu cette technologie auparavant? Eh oui, c’est chez GM. C’est ce qu’on appelle chez eux le dispositif de visualisation à tête haute. Et ça, c’est offert sur un modèle aussi banal que la Grand Prix de Pontiac!

Technologiquement parlant, propose aussi un système de détection de changement de voie (qui envoie une vibration ressentie dans le volant si vous omettez d’enclencher le clignotant), ainsi que le fameux système i-Drive. Ce dernier se veut un centralisateur informatique vous donnant accès à d’innombrables fonctions, en plus des réglages propres au système audio, à la climatisation et au système de navigation. Et là, attelez-vous comme il faut, car l’étude de ce système aussi peu intuitif que complexe requiert une concentration digne d’un moine. C’était pire dans la première Série 7 qui offrait en 2002 ce dispositif, mais disons que ne sait toujours pas faire simple!

Vous serez confus!

Autrefois, une expliquait son nom par la Série à laquelle elle appartenait, puis à la cylindrée de son moteur. Une 525 était donc une Série 5 dotée d’un moteur de 2,5 litres. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Certes, une Série 5 possède toujours un nom de code débutant par ce chiffre, mais la 528 est maintenant dotée d’un moteur de 3,0 litres, tout comme la 535! Quant à la puissante 550 (360 chevaux), elle reçoit un V8 de 4,8 litres! Et comme on modifie chez béhème les mécaniques sur une base régulière, vous comprendrez que pour s’y retrouver, c’est complexe!

Comme vous avez pu le lire, la Série 5 2008 reçoit de nouvelles motorisations, dont deux six cylindres aussi utilisés dans la Série 3. La 528i ou xi (propulsion ou intégrale) bénéficie d’un six cylindres de 3,0 litres d’une puissance de 225 chevaux (fort adéquat) alors que les 535i ou xi reçoivent ce splendide 3,0 litres biturbo développant 300 chevaux et autant de lb-pi de couple. Extrêmement bien calibré, ce moteur constitue à mon sens le plus intéressant des trois choix. Il parvient à offrir au conducteur beaucoup de puissance, une souplesse et une douceur incroyables, tout en lui permettant de demeurer presque indifférent face à la hausse des coûts de carburant. Pour parcourir 1 775 kilomètres, notre voiture d’essai n’a consommé que 172,18 litres, ce qui totalise une moyenne de seulement 9,7 litres aux 100 kilomètres.

Le rendement de cette 535i est également étonnant. Que vous optiez pour la magnifique boîte manuelle ou encore pour l’automatique à six rapports avec mode sport, vous bénéficierez d’une transmission qui permet d’exploiter au maximum les performances du moteur, tout en minimisant la consommation. Les passages de vitesse avec l’automatique se font en douceur mais aussi de façon rapide, ce qui n’est pas tâche facile. Et contrairement à une Audi A6, aucun retard dû à un mauvais réglage de l’accélérateur électronique ne se fait sentir.

La direction active, quel délice!

Goûter à la direction active, c’est s’endetter instantanément de quelques milliers de dollars de plus. Car s’il y a une option à considérer pour bénéficier d’une conduite dynamique, c’est bien elle. Précise, la direction «normale» est à l’abri des reproches. Mais en payant un supplément, on dispose d’une maniabilité sans pareil qui s’explique par la multiplication du ratio d’inclinaison des roues avant lorsqu’on tourne le volant, selon la vitesse. Pour effectuer un virage en U, il ne vous faudra, avec ce dispositif, que tourner le volant d’un tiers de tour! Imaginez alors la facilité des manœuvres et l’agrément ressenti sur de belles routes de campagne. C’est réellement digne d’un jeu vidéo!

Grande routière, la 5 est une voiture munie d’un châssis et d’une suspension des plus modernes. De sa catégorie, c’est certainement la plus agile, la plus rapide et la plus dynamique. Et de surcroît, c’est la berline intermédiaire de luxe qui transmet au conducteur le plus bel agrément de conduite. Non, elle n’offre pas le confort ouaté d’une Mercedes de Classe E, mais si tel est votre désir, mon conseil est de vous rendre directement chez Mercedes. En fait, le seul élément reprochable que j’ai constaté sur la route concerne ce sifflement provenant du toit ouvrant, lorsqu’il est refermé. Ça, c’est clair, c’est à corriger.

Ouch!

Une berline 535i comme celle qui a été mise à l’essai coûte un peu plus de 81 000$! À ce prix, elle est dépourvue du groupe sport, de la traction intégrale et, bien sûr, du moteur V8. C’est donc dire qu’en cochant la totalité des options, toujours sans le V8, on peut aisément passer le cap des 85 000$! Ajoutez 2 000$ de plus pour les frais de transport et préparation, puis les taxes applicables, et vous passez le cap des 100 000$!

Bref, s’il est clair dans mon esprit que cette voiture est incontestablement la plus talentueuse de sa catégorie, il est aussi évident que les gens de en sont conscients. Pour exiger une telle somme pour une berline de luxe intermédiaire à moteur six cylindres, il faut vraiment avoir du culot! Mais que voulez-vous, ça se vend! C’est même la plus vendue des berlines comparables! Il semble évident que dans ce créneau, la clientèle exige majoritairement ce qu’il y a de meilleur, quitte à payer le gros prix. Ne soyez donc pas surpris si plusieurs constructeurs rivaux s’inspirent de cette Série 5…

Véhicule d’essai: Série 5 2008
Échelle de prix : 59 900$ à 82 900$
Version à l’essai : 535i
Prix du modèle à l’essai: 81 195$
Frais transport: 1 995$
Options: - Groupe de conduite dynamique (3 700$)

- Groupe de luxe (3 800$)

- Groupe technologique (4 000$)

- Changeur CD à six disques (795$)

Mensualité approx. à l’achat (60 mois, 0$ comptant, taxes incluses) 1 785$ (ce montant est calculé pour le modèle d’essai, avec le taux d’intérêt en vigueur au moment de l’essai)
Mensualité approx. à la location/valeur résiduelle 1 413$ / 34 102$ (ce montant est calculé pour le modèle d’essai, avec le taux d’intérêt en vigueur au moment de l’essai)
Consommation affichée: 12,9 l / 7,7 l aux 100 km
Consommation rapportée: 9,7 l aux 100 km(infos)
Garantie de base: 4 ans/80 000 km
Garantie du groupe motopropulseur: 4 ans/80 000 km
Concurrence générale: RL, Audi A6, Cadillac STS, Infiniti M35/45, Jaguar S-Type, Lexus GS, M-Benz Classe E, Volvo S80
Spécifications complètes: Cliquez ici

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