Volkswagen Jetta City 2008, vouloir bien faire…
Filed Under Essais routiers
2007-12-24 22:59:06
Volkswagen a de gros plans à l’échelle mondiale pour les dix prochaines années. Son but est de vendre pas moins de dix millions de véhicules par année d’ici 2018. Pour ce faire, Volkswagen se doit de conquérir le marché nord-américain. En Europe, le constructeur allemand est déjà au sommet des ventes, et ce, depuis quelques années. C’est ici, et plus particulièrement aux États-Unis, où il a du pain sur la planche.Pour le Canada, la première partie du plan visait les véhicules d’entrée de gamme. L’année dernière, le Canada a été introduit à la stratégie City, déjà implantée ailleurs dans le monde. Ensuite et pour nos voisins du sud, vient le Tiguan VUS compact, une minifourgonnette basée sur la Grand Caravan et la Passat Coupé quatre portes. En même temps et question de soutenir l’intérêt grandissant pour le petit, beau, bon et pas cher, les Jetta et Golf City ont fait peau neuve. L’existence des City ou la continuation de la plateforme A4 pave le chemin pour l’introduction (espérons plus tôt que plus tard) d’une nouvelle voiture sous-compacte de Volkswagen. Pour l’instant, penchons-nous sur la Jetta City 2008.
Du Volkswagen familier
Les City 2007 n’étaient en fin de compte que des Golf et Jetta A4 avec un nouvel écusson et des couleurs extérieures différentes. La Jetta City 2008 est revue en partie et reçoit des modifications à la carrosserie. Les points de révision les plus évidents sont la calandre avant et les feux arrière. Les phares avant rappellent ceux de la Passat B5, ce qui a pour effet de faire oublier que c’est une vieille Jetta. Même chose pour la Golf et dans les deux cas les museaux sont réussis. Les pare-chocs avant reçoivent le même traitement et leur nouveau design les rapproche plus de la famille Volkswagen actuelle. Malheureusement, les ingénieurs chez Volks auraient dû clore le dossier ici. Le postérieur de la Jetta n’est pas aussi agréable esthétiquement et c’est encore pire pour la Golf. Les feux sont surdimensionnés et font un peu joujou.
L’habitacle de la City, même s’il a presque dix ans, demeure toujours un des plus agréables de la catégorie. La conception de la planche de bord propose une des meilleures dispositions des commandes audio et de chauffage compte tenu du prix. Nouveau pour 2008, les accents métalliques qui égayent quelque peu l’habitacle. L’instrumentation est elle aussi sans failles. Longtemps un point fort chez Volkswagen, la qualité d’assemblage et des plastiques impressionne encore aujourd’hui.
Les sièges à l’avant comme à l’arrière sont invitants pour les passagers. Le confort est suffisant pour des randonnées moyennes, mais le support latéral et lombaire pourrait s’avérer insuffisant pour de longs voyages. La cabine est spacieuse et peut héberger cinq occupants si le besoin s’en fait sentir. Le coffre de la Jetta est immense et bien fini.
Du Volkswagen encore plus familier
Plus familier que le quatre cylindres de 2,0 litres de VW, ça n’existe pas, sauf peut-être la Beetle. D’une version ou d’une amélioration à l’autre, ce moteur est au menu de Volkswagen depuis 1993. Ses 115 chevaux et 122 lb-pi de couple sont limite quand on se penche sur les performances et la consommation. Le 2,0 litres n’est pas un mauvais moteur sauf qu’il est rugueux et bruyant, et quand on le démarre, on a l’impression que c’est un vieux diesel qui vient de se réveiller. Selon moi, le 2,0 litres devrait tirer sa révérence et être remplacé par le 1,6 litres FSI de l’inventaire de VW. La puissance est identique et ce petit moteur consomme plus de 35 % moins d’essence que le 2,0 litres. Il est permis de croire que Volkswagen ne le met pas en marché parce qu’il doit coûter plus cher à produire. Côté mécanique, il y a du nouveau cette année avec l’addition d’une boîte automatique à six rapports. Cette transmission sophistiquée et unique dans ce segment améliore le rendement du 2,0 litres, mais elle n’est qu’une solution temporaire. La transmission de série est une manuelle à cinq rapports.
La Jetta City essayée se conduisait à l’aide du pied gauche. Le levier de cette transmission ne résiste aucunement au désir du conducteur et la pédale d’embrayage fait de même. Cette souplesse rend les heures passées dans la circulation moins pénibles. Par contre, les freins sont moins plaisants. La pédale est beaucoup trop spongieuse et la réponse à l’application de la pression est tardive. La direction, quant à elle, est légère et précise.
Le comportement routier de la City demeure celui d’une Volkswagen. Même si la structure de la voiture date maintenant d’une décennie, le conducteur reconnaît immédiatement que, peu importe les exigences demandées, le châssis répondra de manière favorable. La suspension maintient une stabilité rassurante sur la route tout en gardant un niveau de confort appréciable.
De la valeur
Comme consommateur, on cherche toujours à en avoir le plus possible pour notre argent. Les City font exactement ça. Même si le prix demandé positionne la Golf et la Jetta City dans la catégorie des sous-compactes, il est clair que ces voitures offrent plus de contenu pour le même prix. Maintenant que la voiture est différente des Golf et Jetta A4, on a plus l’impression d’acheter un produit nouveau, même si en réalité, c’est du réchauffé modéré.
La fiabilité n’a pas toujours été un point fort chez Volkswagen, mais dans le cas des City, les complications sont rares. Un conseil : si vous considérez une City, portez attention aux options que vous choisissez. La facture grimpe rapidement et selon ce que vous sélectionnez, une Rabbit ou une Jetta A5 de base peuvent s’offrir à vous pour le même dollar. Le tout dépend de l’importance que vous accordez à l’équipement. Chose certaine, la concurrence de la City est forte, et j’ai nommé la Fit de Honda et l’Accent d’Hyundai.



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