Volkswagen Jetta: avant qu’elle ne change

Pour les mordus de produits Volkswagen, il y a essentiellement deux modèles compacts qui pourraient les intéresser par les temps qui courent. Je parle évidemment de la Rabbit – qui redeviendra bientôt la Golf – et la Jetta. Cette dernière en est d’ailleurs à sa dernière année, car elle fera l’objet d’une refonte pour 2010. Les plus exigeants voudront se tourner vers la GTI (Golf) ou la GLI (Jetta), mais ces modèles sont un peu plus chères. Il n’en demeure pas moins qu’il y a d’autres variantes tout de même dignes de mention dans la gamme Jetta. Contrairement à plusieurs représentantes de la catégorie, la Jetta a l’avantage d’offrir une familiale fraîchement redessinée pour cette année. On en croise de plus en plus d’ailleurs. L’autre plus des Jetta est son moteur qui fonctionne au diesel.

 

Entrée de gamme

 

Au bas de l’échelle, la berline Jetta comme la familiale est disponible avec un moteur cinq-cylindres de 2,5-litres qui développe 170 chevaux et 177 lb-pi de couple. Beaucoup de journalistes détestent le son qu’émet ce moteur. Ce n’est pas mon cas car ce son caractéristique des cinq-cylindres est assez rare sur notre continent. Pour tous les jours, ce moteur est amplement suffisant et sa puissance est parfaite. Par contre, sa consommation annoncée de 8,6-litres aux 100 km est optimale. On parle plus de 10 litres aux 100 km si on conduit la Jetta avec un minimum de sportivité. La transmission manuelle à 5 rapports se manie bien dans la plus pure tradition Volks, tandis que l’automatique à 6 rapports avec changement manuel est surprenante. On est loin des anciennes boîtes auto du constructeur! À un prix d’entrée de moins de 22000$, la Jetta est pas mal et le plaisir de conduite supérieur fait qu’il s’en vent encore passablement au Québec. La voiture est solide, la suspension est assez communicative et la qualité de fabrication de l’habitacle est de belle finition – attendez de voir la Golf VI – tandis que les bancs sont confortables, sans plus.

 

L’option TDI

 

Si on compare le moteur TDI au cinq-cylindres, le moteur diesel n’a que 140 chevaux, mais c’est au niveau du couple qu’il se rachète avec 235 lb-pi. Mieux encore, le couple du 2,0-litres TDI est supérieur à l’excellent moteur 2.0T de la GLI, ce qui n’est pas peu dire. De plus, pour économiser du carburant sur de longues distances, le moteur TDI est assez dur à battre avec sa consommation annoncée de 5,8 L/100km. Il n’est plus question des vieilles mécaniques qui crachaient des nuages de fumée noire à chaque accélération, ni des vibrations caractéristiques de ces différents moteurs. Non, l’injection directe fait maintenant partie de l’équation en plus de la rampe commune et ça paraît. Sans être une bombe, la Jetta TDI se défend bien, surtout à haute vitesse lorsque le couple généreux répond présent à chaque pression sur l’accélérateur. De plus, il est jumelé à une transmission manuelle à six rapports ou une automatique, toujours à six vitesses. Volkswagen offre même l’option diesel sur sa familiale. Ne manquerait plus que la traction intégrale et cette familiale enlèverait plusieurs ventes à des VUS, même ceux de Volks.

 

2.0T, plus de pep

 

L’autre motorisation disponible dans les Jetta est le fameux quatre-cylindres turbocompressé de 2,0-litres de cylindrée. Ce dernier livre 200 chevaux et 207 lb-pi de couple et est accouplé à une transmission manuelle de 6 rapports ou une transmission à double embrayage (DSG) qui fait des merveilles, croyez-moi! Que ce soit la manuelle ou la DSG, les deux choix sont bons sur le côté de la performance, bien qu’une bonne vieille manuelle est toujours un peu plus dynamique à conduire, ce qui n’est pas mauvais! On ne déteste pas non plus le petit son rauque que l’échappement émet à l’arrière, même si on ne détesterait pas quelques décibels supplémentaires. Finalement, si le cœur vous en dit, il y a la plus équipée des Jetta, la GLI, qui reçoit ce groupe motopropulseur avec tout l’équipement qui peut rendre un amateur de Volks heureux.

 

Comportement

 

Qu’on ait affaire à la berline ou la familiale, le châssis de cette Volks est solide et la suspension n’est pas trop ferme pour ceux qui recherchent un bon compromis confort/tenue de route. En fait, quand on prend le volant de cette voiture, on n’a pas l’impression de conduire une voiture compacte. Non seulement l’habitacle est supérieure à la moyenne, mais le plaisir de conduite est bien présent, ce qui peut être un problème si les voitures blanches avec des lumières rouges et bleues sur le toit vous attrapent en train d’exploiter les limites de votre Jetta. Vous me voyez venir?

 

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